dimanche 3 novembre 2013

En différé Jour 25

La cellule minimaliste temporairement vacante au bout du corridor du centre de soins de l'établissement carcéral à sécurité maximum dégageait une  odeur d'urine même après que j'eusse moppé le plancher de béton, désinfecté et flushé plusieurs fois la cuvette monobloc en stainless et le lavabo. Et pourtant y  avait rien d'autre dans la pièce. Pas de mobilier pas de matelas. Rien. Sauf une toute petite araignée noire qui fonçait vers la sortie. Vestige des hallucinations du dernier détenu intoxiqué de passage ? J'ai attendu qu'elle soit sortie avant d'appeler l'officier pour qu'il vienne refermer la porte de fer à grosse clé. Chais pas pourquoi. Peut-être que je pensais que la bestiole  à huit pattes serait  plus en sécurité de ce côté-ci des choses.

4 commentaires:

manouche a dit…

"L'araignée du désespoir s'est donné quatre coups de rasoir"....

Éric McComber a dit…

Cette série est très forte, man. T'en as pour combien de pages, en tout ?

gaétan a dit…

Merci.
Pas beaucoup de pages. Tout est là. J'aime écrire mais c'est pas mon métier. Le milieu où je travaille présentement m'inspire alors je laisse aller mon imagination pis j'écris quand ça sort à mon goût.

gaétan a dit…

...pis j'écris quand ça sort à mon goût pis quand je suis pas trop fatigué d'la job hahaha...