vendredi 13 juin 2014

Toujours les mêmes qui ont toutte...

Visite du Premier (comme dirait Joseph Arthur ou Séraphin j'me rappelle pu) dans mon village lundi pour une annonce d'investissement stratégique d'envergure.

Plan Nord prise deux ? Déjà qu'il se construisait des condos à 240,000$ pis qu'y avait rien d'annoncé, ça va être fou tantôt. 

lundi 2 juin 2014

Le monde est petit

M'arrive souvent de croiser des concitoyens lorsque je suis à l'extérieur de mon village: des voisins dans des centres d'achats à plus de 500km de chez-moi, des Sept-Iliens ( ville à 65 km de mon village) sur un terrain de camping dans l'ouest canadien. Les exemples ne manquent pas. À  l'hôtel de mon tout-compris à Varadero il y avait 2 autres couples de Québécois à part moi et Marjo. Pas du genre à rechercher la présence de ces derniers sachant trop bien que la discussion tournera inévitablement sur ce qui se passe au Québec et que moi quand je décroche je décroche. Ce n'est d'ailleurs qu'à la 4 ième journée de mon séjour  là-bas que j'ai ouvert le téléviseur qui m'a rappelé que le Canadien de Mtl était encore en série. Et puis lors de ces rencontres de concitoyens à l'étranger il y a aussi cette direction  que prendra inévitablement la discussion à savoir les différences culturelles de la région ou du pays visité, différences teintées de "cé ben mieux chenous". Mais bon, j'ai toujours trouvé que ces rencontres avaient quelque chose de rassurant.

J'ai pu constaté lors de mon récent voyage que Québec n'était qu'à 4 heures d'avion des plages de Varadero : un sac de plastique blanc et vert avec l'inscription  DOLLARAMA ramassé au fond de l'eau lors d'une baignade en face de l'hôtel où nous séjournions m'a rappelé comment les Québécois étaient friands des plages de Varadero et des magasins à une piasse.  Et puis lors d'un "tour" à La Havane dans un quartier très touristique être suivi par 2 musiciens de rue  jouant "La danse des canards" achevait de me convaincre qu'il y avait un très ( trop ? ) grand nombre de mes concitoyens qui avaient foulé le sol cubain.

Rencontres et anecdotes qui débouchent rarement sur un suivi un coup revenu au pays. Sauf cette fois-ci où, pendant que je visitais un musée à La Havane, une employée devinant que j'étais "canadien" me fit signe de m'approcher près d'elle pour me montrer une pierre tombale sur laquelle était inscrit : Pierre LeMoyne d'Iberville. Cela m'a rappelé que j'avais noté sur un bout de papier le titre d'un livre  qui raconte l'histoire de quelques coureurs des bois et aventuriers québécois: Ils ont couru l'Amérique-de grands oubliés. J'ignore si d'Iberville en fait partie mais je m'en voudrais de ne pas y voir un signe du destin pour l'achat de ce bouquin. Pas après l'insistance que mettait la vieille femme cubaine à me montrer la pierre tombale de Pierre LeMoyne d'Iberville.

En attendant j'ai trouvé ça sur le tube. Vague souvenir de mes 10 ans où "Les enquêtes Jobidon" et  "Les cadets de la forêt" attiraient plus mon attention télévisuelle que les effets spéciaux de cette télésérie sur notre histoire.


dimanche 1 juin 2014

Un restant de clichés havanais et de plage cubaine

Avec un gros max de 13 degrés sur mon village et des forfaits tout-compris dans les 600$ pour Varadero ça me donne quasiment l'idée d'y retourner.







samedi 31 mai 2014

La fois où j'ai fumé un Montecristo

Qu'écrire sur Varadero  qui n'a pas déjà été écrit ? Que j'ai assisté à quelques  couchers du soleil en fumant le cigare ? Sûrement pas le premier ni le dernier à le faire. Et puis mes plus beaux couchers de soleil continuent d'être  ceux que j'ai vu derrière le motel Belle Plage à Matane et d'un terrain de camping à Ste-Anne des Monts. Environnement ? État d'esprirt ?  Je sais pas. Je vieillis. Les tout-compris m'intéressent plus qu'avant mais mes sacoches de vélo ne sont jamais bien loin. Même usées et décolorées par le soleil.

vendredi 16 mai 2014

Sortir du trou

Comme l'écrivait l'auteur de San Antonio dans Les souris ont la peau tendre, la liberté est le plus puissant des alcools, ça fait qu'après 156 jours à côtoyer des dividus suspects habillés de bleu Corcan derrière des portes blindées pis de murs de ciment gris j'm'en va me souler la vue d'horizons célestes et sablonneux. Le vélo  en eurvenant.



Pour le beat


pour les paroles

dimanche 4 mai 2014

Hobo Bill's last ride

J'étais curieux d'entendre ce que chantonnait la Grande Sauterelle au volant de la Volks pendant que Jack était plongé dans la lecture de The Oregon Trail Revisited. Ça donne ça.


En attendant de prendre la route à mon tour....Clin d'oeil à ceux qui ont lu Volkswagen blues.

lundi 21 avril 2014

Pour en finir (et en sortir) avec le contrat

Encore quelques semaines de  ce deuxième contrat que j'ai dégoté avec le service correctionnel du Canada au maximum de mon village.  De moppeux bien à l'abri  j'ai accepté de traverser quelques grilles pour me retrouver à côtoyer quotidiennement quelques détenus avec qui j'ai à  travailler. Bien oui la réhabilitation ça commence en-dedans avec des civils comme moi qui acceptent de se retrouver dans les mêmes locaux fermés que des sentencés jugés moins  dangereux par je ne sais pas qui mais dont je me fie au bon jugement, assez en tout cas pour tendre à ces criminels  exacto, ciseau et autres outils nécessaires à leur travail. Bon j'avoue que les premières fois je ne leur tournais pas le dos mais j'ai appris à faire confiance. Même à eux. C'est pas les sujets d'inspiration qui me manquaient pour venir écrire sur mon blog  mais la baisse d'intérêt à partager tout ça et à partager tout court et puis dans le contrat y avait une clause de confidentialité (excuse facile mais tout de même...). Alors oubliez les potins sur quelques-unes des ordures dont les crimes ont été très médiatisés, le code des détenus, l'omerta chez les off, la broue, la méthadone, les règlements de compte, le trou, les gangs, les pédés. Mes respects à 95% des officiers (les autres sont des osties de tdc),  mes espoirs de réhabilitation à quelques détenus.