mercredi 2 novembre 2011

La solde




LE LIVRE

J'ai lu La solde de Éric McComber d'une traite par un dimanche après-midi pluvieux. J'étais donc dans le "ton" du roman. ;-)

Émile Duncan ne fait plus de tournée avec son "band". Il bosse plutôt à traduire des agendas scolaires dans un atelier minable: "son usine à connerie" comme il l'appelle.
Son rapport avec le reste de la société ne s'est guère amélioré ("...Ça me rappelle que les humains existent; que je connais partiellement leurs langages, leurs coutumes, que je cohabite quand même avec certains d'entre-eux..."), pas plus que sa situation d'ailleurs ("...J'ai appris à aimer mes chaînes, à aimer mon fouet, à sucer la trompe qui m'empoisonne...").
Il s'isole de plus en plus. Frôle la folie. Émile Duncan s'en sauvera grâce à la baise, aux pilules du docteur Stojczek et au livre qu'il écrit et pourquoi pas aux rapports avec son père.

L'AUTEUR
Je suis un fidèle du blog d'Éric MCComber depuis 2007. Donc assez difficile pour moi de critiquer son dernier livre, La solde, en toute impartialité.
J'ai aimé le livre. Peut-être parce que je partage une certaine vision de la société avec Émile Duncan et pourquoi pas l'auteur lui-même. M'y suis reconnu dans certaines images.
Éric McComber maîtrise parfaitement la langue et s'amuse avec. L'ironie allège le ton. Le rythme était bon avec ses phrases tantôt courtes tantôt toutes en poésie et ses images fortes. Je crois qu'un bon bagage de culture générale pour le lecteur est nécessaire pour bien apprécier le livre. Sinon les nombreuses scènes de baise devraient ravir un certain public étudiant ou réveiller le démon du midi chez les mâles plus âgés :-)))

EN MARGE, TEL QUEL
Sachant que je recevrai un autre exemplaires du livre, je me suis permis de nombreux surlignages aux passages que je trouvais significatifs. Je vous en fait grâce mais ne vous épargne pas de mes annotations dans la marge:
Changement, effacé passé, pessimisme, noir, se retirer, rire du monde, étalage de son savoir, espoir, niaiserie de la vie, belle maîtrise à décrire les petites chose de la vie, étalage de son savoir vs le manque de culture des autres (2ième fois), à noter dans critique, oeuvre transpire le noir pessimisme pour s'en sortir une dose de sarcasme, poésie, obsédé par la guerre, situation qui fait sourire pour alléger le pessimisme, É. Duncan jette un regard dur sur notre situation dans la société, subversif, subversif ?, Les agendas scolaires avec leurs belles pensées, décroche, folie, baise fantasmes, fantasme sexuel ?


P.S Quelqu'un peut me dire c'est quoi le sigle HSSC sur la couverture du livre.
Désolé pour la teinte rosée du livre c'est la faute à mon scan.

3 commentaires:

Gomeux a dit…

Santa-Clara High School.
Moi aussi je savais pas.

Crois-le ou non, à moins de me tromper, tu es le premier dans l'univers à écrire une critique sur La Solde.
Et elle est juste!

Le bougre sera content, pas mal certain de ça.

gaétan a dit…

Merci de me mettre au parfum pour schs.
Ouais j'espère qu'il sera content.

É. a dit…

Oui, Gaétan, ta critique est la toute première de l'histoire ! Eh, eh, eh. Merci.