Affichage des articles dont le libellé est camino. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est camino. Afficher tous les articles

lundi 27 juillet 2015

Les pèlerins en pantoufles seront heureux d'apprendre...


...la sortie d'un livre alliant camino et gastronomie. Après les porteurs de bagages, les hôtels 5 étoiles, les étapes du camino en taxi et en autobus les bwanas-babyboomers-parvenus achèvent de coloniser l'esprit de la simplicité volontaire émanant du chemin. Au loin les flammes.....mon Ti-Jésus en tabarnak.
 
Photo d'une sculpture de sable  prise sur la plage de Torremolinos le 1 avril 2015

jeudi 16 juillet 2015

Après mon camino je suis passé par....

...Madrid où j'ai joué le romantique en promenant Marjo en chaloupe sur l'étang du Parque del Retiro dans le centre-ville.
Photo prise le 28 mai à Madrid

mercredi 15 juillet 2015

Avant mon camino je suis passé par...

...Torremolinos, lieu de villégiature espagnol sur la Méditerranée. Entre les marches sur le front de mer, les baignades et la farniente autour de la piscine j'ai assisté à un défilé religieux dont l'accoutrement des participants a créé un doute dans mon esprit quant à la justification de l'intérêt que je porte au peuple espagnol. Une rapide recherche me rassura. Si les capirotes portées par les processionnaires durant la Semaine sainte rappellent les cagoules blanches et pointues des membres du KKK, il n'y a pas de lien entre les deux organisations d'autant plus que les Catholiques ne sont pas dans les bonnes grâces de ces Waps racistes. Par contre j'ai été surpris de savoir qu'un tel lien existait entre le KKK et l'Association loyale d'Orange du Canada qui a eu dans ses rangs quelques premiers ministres canadiens dont John A Macdonald et John Diefenbaker. Bon!  assez parlé de politique-boulechite. La photo :
Photo prise le 5 avril à Torremolinos.

mardi 14 juillet 2015

Cul-de-sac

Il est temps d'en finir avec ce partage de camino inachevé tant physiquement que mentalement. Ne pas avoir atteint Santiago de Compostela m'importe peu ayant toujours placé dans mes sorties  la destination non pas comme le but à atteindre ( sauf Vanvouver / Port-Cartier en vélo en 2011) mais comme une simple étape avant la préparation d'un autre voyage.. Mon contentement est ailleurs. Dans la contemplation de la nature par exemple. Je suis un sauvage. Je préfère la compagnie des animaux et des végétaux à celle des hommes. À une autre époque j'aurais été un disciple de J-J Rousseau. Ressentiment pour mes semblables en moins. Le confort, la routine tout ça me tue. J'ai besoin de liberté, de vivre des petits matins où la nature s'éveille et qui me donne l'impression qu'elle le fait rien que pour moi.

Photo prise le 13 avril 2015 sur le camino de la Via de la Plata entre Real de la Jara et Monesterio.

jeudi 9 juillet 2015

Égoportrait* à la Cruz de Ferro

La Cruz de Ferro est située sur le Camino francès à 1500 m d'altitude dans les Monts de Leòn entre les villages de Rabanal et El Acebo dans le nord-ouest de l'Espagne.
Cette croix est très populaire auprès des pèlerins qui y déposent un caillou ramassé sur le chemin ou même de chez-eux. Rituel auquel j'ai décidé de participer quelques kilomètres avant d'arriver à la croix.
Photo prise le 29 avril 2015 à la Cruz de Ferro. Faisait frette ! Rien à voir avec la chaleur sur la Via de la Plata 5 jours plus tôt.
 

* Égoportrait = selfie ?
Selfie : En cherchant sa traduction dans la langue de Molière j'ai été surpris d'apprendre que ce terme terme anglo-saxon serait dans le Larousse 2016 et égoportrait ne semble pas y être. Je me trompe ?J'ai été surpris aussi d'entendre certains pèlerins français me dire que la langue anglaise devrait être la langue commune à tous les humains.

mardi 7 juillet 2015

La routine du pèlerin

-5h45: Je me lève et je vais faire ma toilette. Je remarque qu'il n'y a plus de papier-cul. Je puise dans ma réserve. Je ramasse mes effets personnels et je me rends à ce qui tient lieu de salle à manger. Jus, banane, thé. La moitié des pèlerins sont partis. Peu de conversation. Parfait.
-6h15: Je quitte "l'albergue", passe droit devant le café puisque ma dose de caféine a été prise plus tôt. Je rattrape quelques pèlerins égarés. Je quitte la ville. Champs, pâturages, montagnes. Aparté.
Ce que j'ai pu aimer ces premières heures de marche. Je ne me lassais pas de piétiner l'aube aux premiers chants des oiseaux. Pas vraiment des chants du reste. Plutôt des notes. Des notes sans trop de vigueur avec une pointe d’inquiétude, des notes comme un appel. Plus les réponses se multipliaient plus la pointe d'inquiétude disparaissait et faisait place à des piaillements désordonnés. J'avais droit à un très bon spectacle. Cuicui en ré majeur du philharmonique ailé pour Saint Gaétano.. Je médite, je dérape, je divague.
-9h30: Soleil sans ombre, chaleur, soif.  J'enlève un double. La lune de miel se consume. Mes idées s'engourdissent. Manque de sucre. C'est la phase d'hébétude. Première étape de la stupeur. Le doute charge mon esprit. Pas de village intermédiaires. Cherche un coin pour grignoter. N'en trouve pas. Je mange mon chocolat en marchant. Les jambes attendront.
-13h30: Arrivée au village en même temps que quelques pèlerins reconnus. Le rabatteur nous mène à l'albergue. Crédencial, passeport, 5 euros. Je prends possession de mon lit en y déployant mon sac de couchage. Don't touch. J'hésite. Douche ou la "tienda" ? Aparté.
Arriver dans les premiers à l'auberge permet de prendre une douche chaude et de choisir son lit. Plus tard c'est moins sûr. Les épiceries ferment de 14h à 18h. D'où le dilemme. Quant à moi la douche attendra. Trop affamé.
-13h45: Course pour la "tienda", retour à l'albergue, douche, béquer bobos, social, petite sieste.
-16h: Promenade dans le village, repérage des flèches jaunes pour la sortie du lendemain matin. Souper. Seul ou en compagnie. Retour à l'albergue.
-19h30: Social, brettage aux alentours, préparatifs pour le lendemain.
-21h: Coucher. Dans les premiers. Fatigué. Ne pas entendre les ronfleurs. Peut-être en fais-je partie...Tant pis pour les couche-tard.
Photo prise le 5 mai à côté de l'albergue de Triacostella. Un pèlerin voyageant avec un âne et un chien. Autour, des pèlerins revenant du marché d'alimentation.



mercredi 1 juillet 2015

Le pèlerin en genre et en nombre et le randonneur des terrasses

Ils étaient  des dizaines à prendre leur petit déjeuner dans la grande salle à manger du chic hôtel Alfonso IX de Sarria. Pas de faux plis, pas de mèches rebelles, des chaussures propres pour des pèlerins flambant neufs. De ceux qui ne se donneront pas trop  de misère me disait ma langue sale. Ils commençaient leur pèlerinage à 115 km de Santiago de Compostelle. Un peu court pour un pèlerinage mais bon, chacun son chemin. Rien à voir avec moi. J'avais les traits tirés, j'étais sale, pour moi un pèlerinage d'une semaine c'est une randonnée.  Ce matin-là j'ignorais que le chemin que je prendrais serait celui de l'hosto. Je m'étais donné trop de misère. Chacun son chemin!
Sur le camino, la majorité des pèlerins que j'ai pu observer, voyagent en couple ou en groupe. Ils sont Allemands ensuite viennent les Espagnols, ceux de langue anglaise ( Américains, Britanniques, Australiens etc.), les Sud-Coréens, les Italiens, les Français. Plus d'hommes que de femmes. Ils sont âgés de plus de 50 ans, sont instruits, en forme et font le pèlerinage pour toutes sortes de raisons sauf les Sud-Coréens qui semblent le seul groupe à vraiment donner un sens religieux à leur pèlerinage. Par 2 fois j'ai surpris un couple de Sud-Coréens faisant leur prière matinale. Très peu d'intimité dans les albergues. Je pense que c'est aussi les pèlerins les plus sympathiques. Toujours souriants et heureux de revoir ceux qu'ils ont croisé sur le chemin. Bien certain que l'anglais et l'espagnol sont les langues les plus utilisées. Le français ? Il m'est arrivé de passer toute une semaine à ne pas le parler sauf à moi-même. Mon chemin était une bulle......
La première définition donnée par le Petit Robert au mot pèlerinage  est un voyage, individuel ou collectif, qu'un fidèle fait à un lieu saint pour des motifs religieux et dans un esprit de dévotion. J'en ai très peu vu qui répondait à cette définition. À l'albergue du petit village de Alcuescar, nous étions entre 20 et 25 pèlerins. C'était donativo. Autrement dit nous donnions ce que nous voulions pour notre lit et en plus nous avions droit à un souper communautaire gratuit. Nous avions été invité à assister à l'office religieux qui se donnait à l'auberge en compagnie des personnes handicapées dont la communauté religieuse  prenait soin. Nous n'étions que 4 pèlerins sur les bancs de la petite chapelle de l'auberge à avoir répondu à l'invitation. J'étais déçu. Il me semblait que la moindre politesse envers nos hôtes aurait été d' assister à cette courte messe mais bon c'est chacun son chemin. La majorité des autres pèlerins profitaient plutôt de la terrasse d'un bar voisin. Par 20C je les comprenais et pour peu que j'envisageasse une trahison par devers moi-même, je les aurais accompagné et aurais fait partie de cette joyeuse confrérie de randonneurs de terrasses si présente sur le Camino.
Una cerveza por favor !

Photo prise le 27 avril 2015 devant l'albergue municipal Siervas de Maria à Astorga.




dimanche 28 juin 2015

Mes compagnons du camino vous souhaitent un bon dimanche

À randonner tous ces jours à travers champs et pâturages ça pouvait pas faire autrement que je croise quelques bêtes du bon dieu. Leur inévitable rencontre me laissait rarement indifférent me rappelant les traits de certaines gens. Comme ce cochon noir qui, quand je me suis approché de son enclos, s'est précipité pour venir prendre la pause. En agrandissant la photo on croirait qu'il sourit le satané animal. Ou encore ce poney qui fonce sur moi pendant que je le photographie. J'avais prévu le coup et, si la charge soudaine de l'animal m'a surpris, j'étais suffisamment loin pour l'éviter. Et puis plus lent que le pèlerin y a la limace.
Des photos que j'ai prises dans les environs de Zafra, Mérida, Ponferrada.




jeudi 25 juin 2015

Anecdote de camino - Les quêteux

Je remercie ma défunte mère de m'avoir initié  très jeune au sens du partage. M'inciter à donner une pomme de temps en temps aux quelques poqués de mon école  n'aura en rien privé ma famille de quoi que ce soit et m'aura permis d'acquérir une valeur qui, de par ces "temps-là" se voulait chrétienne. Malheureusement, en ces "temps-ci", la répétition du geste a fini par enlever le peu du naturel qui en faisait sa beauté pour le remplacer par un automatisme presque aveugle tellement l'omniprésence de quêteux se fait sentir dans les villes le moindrement touristiques. Je suis privilégié donc je donne, ça apaise mon esprit. Tout le monde est content.
Toujours est-il que la lenteur obligée de mon pèlerinage m'aura permis  de développer mon sens de l'observation: de mon environnement d'abord et ensuite des gens qui l'habitent. Il aura fallu cette fois à Caceres où, au sortir d'une église, je reconnus un quêteux aperçu plus tôt dans les environs un cellulaire à la main et cette autre fois à Mérida où, très tôt le matin, j'aperçus une quêteuse l'énorme brioche à la main, allée se poster à la sortie de la cathédrale avant la fin de l'office religieux. Ce fut suffisant pour un dépucelage en règle de ma naiveté à l'égard des quêteux et pour  m'affranchir de ces pénibles remords qui m'assaillaient quand je passais devant eux sans rien sortir de mes goussets. Me reste à réapprendre à donner. Pour les bonnes raisons. Ce sera plus facile avec l'aide de mon Ti-Jésus, s'il daigne m'honorer de sa lumineuse présence. En attendant, sa représentation :

Oeuvre de Yang Pei-Ming exposée au Centre des Arts de Malaga en Espagne. Photo prise quelques jours avant mon pèlerinage.

lundi 22 juin 2015

Anecdote de camino


J'étais dans les hauteurs des monts Cantabriques  entre Rabanal et El Acebo, quelque chose comme 1200 m. d'altitude. Je marchais seul depuis un certain temps sur un sentier rocailleux quand j'entendis ce qu'il me semblait être de la musique. Je me disais que ça n'avait pas de bon sens. Pas ici au milieu de nulle part. Plus j'avançais sur le sentier plus la musique devenait distincte : du jazz. J'ai commencé à paniquer. Je me demandais si j'étais en train de virer fou tellement ça n'avait pas d'allure. Puis le jeune homme est apparu.  C'était complètement surréaliste. Le saxophone, le vélo à ses pieds. Tout ça pour quelques euros. J'en ai profité pour prendre une pause.
 Photo prise le 29 avril

jeudi 18 juin 2015

Mérida - berceau de l'humanité

Tiré de mon carnet de voyage
Samedi 18 avril
Torremegia/Mérida 15 km
-Torremegia est un très laid village mais l'albergue est magnifique. Un bâtiment du 18ième siècle je crois.
-Parti dans les derniers.
-Journée pénible.
-Lit voisin de celui de Ramon l'Espagnol ronfleur.
-Hôtel Sereno à Mérida 32 Euros.
-Douche, lavage, soins de pieds, cocooning.
-Visiterai demain.
-Téléphone à Marjo.
32 + 6 + 6 = 44 Euros

 J'avais décidé de visiter la ville de Mérida bien avant que l'Américaine de Washington et son mari avec qui je partageais le Camino depuis quelques jours m'en vantent les attraits historiques.  Le couple faisait partie de cette catégorie de pèlerins aisés, instruits et occupant de hautes fonctions. Sans aller dans les confidences j'ai randonné, entre autres,  avec des gens du Parlement canadien, un haut fonctionnaire espagnol de l'ONU à Bruxelles, un cinéaste américain, de riches hommes d'affaires sud-coréens et .....un couple très proche du Congrès américain. Pour eux comme pour moi le plaisir de se retrouver dans les albergues était le même.  Je pense. À partager douches et chiottes ça enlève beaucoup de vernis à la fonction et ça atténue les différences entre les classes sociales. Ici t'es pèlerin (ou randonneur) et rien d'autre. C'est là-dessus que je bâtissais mes rencontres. Et j'en ai vécu de belles.

Mérida a été fondée en l'an XXV avant J-C par Octave-Auguste, fils adoptif de Jules César, et père de Tibère. Ici s'arrête mes connaissances historiques. La ville compte 60,000 habitants et ses vestiges archéologiques sont inscrits au patrimoine de l'UNESCO ( Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et les cultures ) .
J'ai franchi très tôt  les tourniquets du site archéologique romain. C'est plus facile pour moi de m’imprégner et de m'approprier d'un lieu quand il n'est pas envahi par une horde de touristes et pis ça donne de plus belles photos.


Quelques photos prises les 18-19-20 avril.
Mon arrivée à Mérida par le pont romain et ses nombreuses arches. Construit en même temps que la ville et toujours debout tandis qu'ici au Québec.....
Le théâtre romain, sa scène et ses gradins répartis selon les classes sociales. Il s'y donne encore des spectacles.Dans les tunnels d'entrée des tableaux explicatifs sur les combats des gladiateurs m'ont beaucoup appris sur ce genre de spectacle très prisé à cette époque
 Une antiquité à lunette.
 Statue de Cayo Julio Cesar Augusto. Ancêtre de notre Flagosse Berrichon de Rue des pignons.
Temple de Diane - Déesse de la chasse dans la mythologie romaine.Très populaire ce matin-là. Des dizaines de Sud-Coréens s'y faisaient photographier.
 Départ de Mérida le lendemain au petit matin et vue sur l'aqueduc romain à la sortie de la ville. L'aqueduc ou Pont des Miracles acheminait l'eau à la ville depuis un réservoir 5 km plus loin.



mardi 16 juin 2015

Mon camino en quelques flèches et en quelques chiffres romains (prélude à écrire sur Mérida et ses vestiges romains)

Je ne suis pas sans ignorer toute la technologie qui existe dans le but d'informer le  randonneur ou le pèlerin sur la géographie de son parcours mais comme je suis de la vieille école je me permets de laisser ici quelques détails sur les parties des caminos Via de la Plata et Francès sur lesquelles  j'ai randonné. Qui sait  ? Peut-être un lecteur égaré trouvera-t-il ici l'envie de partir lui (elle) aussi sur le Camino. Quant aux chiffres romains c'est plus pour m'amuser que pour démontrer une quelconque connaissance snobinarde.

Première partie de Séville à Caceres sur la Via de la Plata du IX au XXIV aprilis
CCLXX km marchés en XIV étapes. Des auberges de pèlerins de V à XII Euros. Soleil, chaleur, champs, pâturages, odeurs, vignes, chênes-liège, longue distance entre les villages, petites auberges.

Deuxième partie de Astorga à Sarria sur le Camino Francès du XXVIII aprilis au VI maius
CXLVIII km marchés en IX étapes. Des auberges à V et VIII Euros. Soleil, froid, bruine, montagnes, villages rapprochés, grandes auberges.

Si l'Étoile de Bethléem guida les Rois mages vers le lieu de naissance du Christ, les flèches jaunes sur le Camino mènent les pèlerins vers St-Jacques et Santiago de Compostelle. Sur un arbre, sur une pierre....faut juste garder l'oeil ouvert. GPS et guides sont utiles mais pas nécessaires. Je le jure. Je me suis écarté du Chemin une seule fois. Et c'était après m'être fié au guide téléchargé sur mon cellulaire...
Photos prises dans les environs de Ponferrada, El Acebo, Astorga, Monesterio, El Real de la Jara, Séville.



lundi 15 juin 2015

Le tout-nu de Lucus Augusti

Clochard, vagabond, mendiant. C'est dans cet état d'esprit que j'avais l'impression de passer mes premières journées à l'hôpital universitaire Lucus Augusti de Lugo en Espagne. Pressé de  m'y rendre le plus rapidement par le médecin du Centro de Salud de Sarria j'en avais oublié mon sac à dos à l'hôtel.
Pas de bobette de rechange, pas de brosse à dents, pas de rasoir, rien, encore moins un chargeur pour mon cellulaire. J'étais le pèlerin qui n'avait rien. Un tout-nu. 2-3 mots d'espagnol pis mon sourire en guise de monnaie d'échange pour les quelques préposées et infirmières compatissantes prêtes à  m'obtenir des objets de base pour mon hygiène personnelle à même leur salaire ou de quelques entourloupettes administratives. Je leur en suis reconnaissant et je me promets de leur faire parvenir un petit quelque chose dès que j'aurai leur adresse postale.

Photo prise le 5 mai 2015 sur le Camino Francès entre Fonfria et Triacostella. Ça faisait 3 jours que je marchais sous une pluie fine qui rendaient les sentiers boueux et glissants. Une deuxième partie du Camino très différente de la première. Froid, vent, pluie vs soleil et 25C.

dimanche 14 juin 2015

Le camino Lucus Augusti*

 Je suis de retour de mon pèlerinage en Espagne. Une randonnée inachevée qui aurait pu me décevoir n'eut été de ces si belles rencontres et de ces paysages qui comblaient chaque jour le côté contemplatif de ma nature. De Séville à Caceres et de Astorga à Sarria,  à travers champs et pâturages, seul ou avec Patrice le Parisien, le couple de Coréens ou encore la Suissesse j'ai vécu des moments extraordinaires qui resteront gravés dans ma mémoire tout comme mon corps meurtri par ce même Chemin.

D'abord des ampoules mal soignées, par ignorance et par orgueil, probablement responsables d'une infection à ma jambe. J'y ajoute 3 jours de marche à faire fi de la fièvre pour finalement aboutir dans une chambre d'hôpital. Une première nuit d'enfer. J'ai voulu  mourir. Délire fiévreux, cauchemar ou réalité j'ai refusé de m'en informer au personnel soignant le lendemain matin. J'avais honte d'avoir abdiqué devant ma souffrance après avoir été témoin de tant beauté.

*Mon camino s'est terminé par 15 jours d'hospitalisation à l'hôpital Lucus Augusti de Lugo dans le nord de l'Espagne. De Sarria il ne me restait que quelques 115 km de marche pour Santiago de Compostelle. Je ne sais pas quand mais j'y retournerai. Ça c'est certain.

Dernière photo de mon camino prise le 6 mai 2015 entre Triacostella et Sarria en Espagne :

jeudi 26 mars 2015

Ti-Jésus esta en la mochila

+ ou - 14 livres. C'est le poids du sac à dos que j'aurai à porter sur la Via de la Plata. C'est bien en deça de ce que suggèrent les "spécialistes" du camino. 10% de son poids corporel qu'ils recommandent aux apprentis pèlerins comme moi. J'ai donc droit à 20 livres. Le cyclotourisme m'a habitué à voyager léger. Que l'essentiel.  J'irai cogné aux portes du paradis sans avoir le poids du monde sur les épaules. Nos vemos mas tarde.




Écouter Tom Petty et Bob Dylan c'est comme un gros câlin avant de prendre la route


lundi 23 mars 2015

Mon Ti-Jésus est en tabarnac

Je lui avais promis la Semana Santa à Séville où il aurait joué le ressuscité mais quand j'ai vu les prix pour l'hébergement durant cette période festive j'ai mis un stoppeur à son rêve. Y a des limites à encourager le capital. Même religieux. Ce sera plutôt une semaine pas sainte du tout avec Marjo dans un studio  à Torremolinos, ensuite je la mets dans l'avion et prends l'autobus pour Séville pour commencer mon pèlerinage. Espérant que mon Ti-Jésus aura cessé de me bouder. Jour J -6

vendredi 6 mars 2015

Festival du cochon de Ste-Perpétue vs Dia del jamon de Monesterio

J'ai jamais mis les pieds à Ste-Perpétue mais j'avais entendu parler de son festival du cochon. Quant à Monesterio, n'eut été que ce village espagnol est une étape du camino de la Via de la Plata,  je n'aurai pas deviné qu'il était réputé pour son jambon. Les porcs dans cette région sont noirs, vivent en liberté dans de grands prés et se nourrissent de glands. J'ai hâte de goûter la différence.
Un bocadillo de jamon por favor !






dimanche 1 mars 2015

Un perro andaluz sobre el camino

Mon pèlerinage sur la Via de la Plata en Espagne me fera traverser 4 régions : l'Andalousie, l'Estrémadure, la Castille et la Galice. La première chose qui me vient à l'esprit quand on me parle de l'Andalousie c'est ce film surréaliste de Luis Bunuel que j'avais vu dans un cours de cinéma quand j'étais au cégep. Ça m'avait marqué hahaha...
 
  Un chien andalou

vendredi 27 février 2015

El camino a seguir

Aller par quel chemin ? Camino Francés ? Camino del Norte ? Camino Portugués ? Camino del Sureste ? El Camino de Levante ? Chacun son chemin, chacun son pèlerinage.  Mon petit côté insécure me recommandait le Camino Francès. De loin le plus populaire. Impossible de s'y perdre tellement il est fréquenté. Un peu trop fréquenté à mon goût.
Mon côté sauvage et sportif me suggérait  le Camino del Norte: les montagnes, la mer, la solitude et puis j'ai lu deux fois le livre de Jean-Christophe Rufin qui racontait son "Immortelle randonnée" sur ce chemin et j'avais bien aimé ce qu'il en disait.
Malheureusement ces chemins sont trop au nord et je ne veux pas attendre fin mai début juin pour partir et profiter du beau remps.  Le froid, la pluie, la neige sur les hauteurs, non merci. J'ai assez affronté ces éléments en cyclotourisme.
Ça me prenait un camino plus au sud. Le soleil, la chaleur. Le Camino Portugués ? Je l'ai parcouru en vélo en 2012. Restait le Camino de la Plata. 1000 kms de Séville à Santiago de Compostella. La voie romaine. La route de l'argent. Un chemin peu fréquenté. Bingo. Ce sera la Via de la Plata. Dans ma tête, une voix,  un reproche sur le ton de l'insulte:
"Espèce de randonneur!"
-Ta gueule Ti-Jésus. J'te promets plein de cathédrales sur le Camino de la Plata et pis on s'ra à Séville pour ta résurrection. Le reste m'appartient.

dimanche 15 février 2015

Compostelle 101

Ça y est. J'ai reçu de l'Association Québécoise des Pèlerins et Amis du chemin de Saint-Jacques la Credencial del Peregrino. Ce carnet du pèlerin  m'ouvrira les portes de toutes les albergues sur le chemin que j'emprunterai pour me rendre à Santiago de Compostela. C'est aussi un document préalable à l'obtention de la Compostela délivrée par le Bureau des pèlerinages à Compostelle à la condition d'avoir marché ou chevauché sur les cents derniers kilomètres avant d'arriver à Santiago. Modernité oblige il est possible de faire le chemin en vélo et c'est 200 km qui est demandé. Pour preuve du chemin parcouru il faut faire tamponner son carnet du pèlerin dans les villes et villages du camino. Bibliothèques, mairies, albergue, pharmacies, offices de tourisme, les lieux ne manquent pas pour officialiser la marche du pèlerin. Pour en avoir fait estampillé plus d'une vingtaine lors de notre randonnée en  vélo en 2012 sur le camino portugais, les tampons de Vila Franca de Xira, Fatima et de Santiago sont particulièrement bien stylisés.