mardi 26 juin 2012

De retour au pays - Bilan du voyage

Il y a fort à parier que cette randonnée cyclotouristique d'une soixantaine de jours au Portugal, en Espagne et en France n'aura été qu'une mise en forme de plus pour un prochain voyage que je voudrai encore plus long et  encore plus loin.

Plus je voyage plus je m'étonne de ma capacité d'adaptation à mon environnement, plus je découvre les autres plus mes préjugés prennent le bord. Quand t'as passé ta vie en région comme moi et passé une partie de ta vie de travailleur dans des camps le long de la voie ferrée, le fait de t'arrêter sur le bord de la route à la frontière entre le Portugal et l'Espagne pour jaser avec une pute qui se révèle être un travelo ou encore marcher le soir dans les rues près des gares de Coimbra, Barcelone, Montpellier et Paris quand on t'élève à avoir peur des Noirs pis des Arabes y a des réflexes difficiles à se débarrasser et pourtant j''y étais à l'aise mais sans étirer ma luck.

Notre sortie, à moi et à mon épouse,  s'aura déroulé en 2 parties: cyclo et touriste. Planification et improvisation. Mauvais temps et beau temps. Vélo et train. Ti-Jésus pis les pitounes à la plage. Cathédrales et autres tours Eiffel.

De Lisbonne (Portugal) à Lugo (Espagne) j'ai pédalé  sur le Camino portugais avec la naïve pensée que si j'allumais des lampions à chacune des églises et cathédrales où je m'arrêterai, ça guérirait ma filleule de 26 ans atteinte du cancer. À tout le moins j'espérais pour ma propre personne un second réveil spirituel. Chemin très peu fréquenté finalement que ce camino portugais. Autant par Dieu que par les pélerins. Du moins jusqu'à Santiago. Parce que là, voir arriver tous ces pélerins par toutes les rues qui convergent vers la cathédrale est un plaisir autant pour les yeux que pour l'âme.

Beaucoup de vélo et beaucoup de mauvais temps  pour cette portion du voyage. Les auberges de pélerins étaient bien pittoresques mais peu chauffées. Nous y avons fait des rencontres intéressantes mais pas celles auxquelles je m'attendais. Quand même des coups de coeur, pour diverses raisons, ont résonné à Lisbonne, Coimbra, Porto, Fatima, Viana do Costello et Santiago.

La suite à un autre tantôt.

jeudi 31 mai 2012

D'Agde à Sète à Montpellier on me parle de casseroles

Sur la plage, au camping, à l'hôtel partout où on m'entend parler (Haaa vous êtes Canadien n'est-ce-pas?) on m'en parle. Le bruit des casseroles a traversé l'Atlantique.

La chaleur m'avachi. D'Agde j'ai réussi de peine et de misère à m'arracher de ses plages de baigneuses aux seins nus, de son sable brûlant et de sa mer Méditerrannée.

À Sète j'ai visité l'Espace Georges Brassens (magnifique) et une exposition de photos. Je vous en mets quelques-unes.

Montpellier et sa Place de la Comédie. La plus belle de mon voyage. Même avec ses quêteux.

Conseil du jour: Lorsque vous voyagez en train, attention de ne pas oublier vos bagages dans le wagon.

La femme sur la première photo vous rappelle-t-elle quelqu'un de la colonie artistique ?




samedi 26 mai 2012

Excursion sur la Canal du Midi et le fleuve Hérault

Y a pas que les plages à Agde et nous n'allions pas manqué l'occasion de faire une partie du Canal du Midi autrement qu'à bicyclette par les chemins de halage. Ballade sous un soleil de plomb parce que nous étions les derniers embarqués,  de l'embouchure du Hérault jusqu'à l'Étang de Thau et sa culture d'huîtres. Nous avons appris que  60% des plantanes qui font la beauté du Canal sont malades et devront être coupé, affaiblissant du même coup les fragiles berges du Canal. Autre particuliarité : son écluse ronde. Comme s'il n'y avait pas déjà assez de rond-point sur les routes de  cette contrée....
Quelques photos


vendredi 25 mai 2012

Naufrage à Agde

C'était dans l'air depuis quelques semaines. La partie tourisme prenait de plus en plus de place au détriment du cyclo. Nous avons passer au vote et ti-Jésus pour me faire chier de son pélerinage inabouti s'est rangé du côté à Marjo. Dans la défaite j'ai quand même soutiré un tour de la Gaspésie à vélo et en solo où je pourrai me faire éclater les poumons et les cuisses à ma guise à notre retour au pays. Tout n'est pas perdu.

Pfff....comme si nous menions la grande vie


Hé, ho pas grande la vie mais sympa (à dire avec un accent du sud de la France)

mercredi 23 mai 2012

A la plage de Grau d'Agde

Les pieds dans l'eau de la Méditerrannée


Arrgghh à Agde

Il y a eu cette arrivée périlleuse en vélo  par une portion de la départementale 612 transformée sur quelques kilomètres en autoroute et qui m'a rappelée combien j'étais peu de chose coincé entre le flot de véhicules filant à 100 à l'heure et un garde-fou si près de ma jambe droite qu'il  n'en finissait plus de frotter sur les sacoches du vélo.
Il y a eu ces jours de pluie par 13 degrés avec son port et ses plages désertes.
Il y a maintenant le soleil, le sable, la mer, la musique dans mes oreilles. Je ne sais pas si ce sera assez pour chasser ce fond d'impression de possiblement rater ce qui pourrait être un rendez-vous avec l'histoire aussi important que celui où j'avais passé la nuit à célébrer un certain 16 novembre 1976. Mon appui teinté d'envie à ceux qui participent au mouvement.