samedi 31 octobre 2009

Allons en paix

Pensée du jour

*Votez pour n'importe qui, mais votez! L'apparence de démocratie doit primer.

vendredi 30 octobre 2009

Non à l'uranium - La manifestation



On était loin de la manifestation chantée par les Cowboys Fringants. N'empêche! Nous étions environ 200 personnes à marcher sur la rue principale à 7-Iles sur l'heure du midi pour manifester, encore une fois, contre la poursuite des travaux d'exploration d'uranium au lac Kachiwiss à une 10aine de km au nord-est de 7-Îles. C'est que le ministère du Développement durable et des Ressources naturelles de notre bon gouvernement Charest vient de délivrer les permis manquants à Terra Ventures pour construire une route d'accès au site.
Une marche au grand air donc, pour les candidats aux élections municipales qui ont accepté une trève de quelques heures, quelques médecins dont le poids pèse lourd dans cette presqu'unanimité autour de la question dans la région et beaucoup de gens ordinaires, comme moi et mon épouse, venus démontrer dans un esprit festif leur "désapprouvation" face à Charest qui refuse de nous écouter.
Quelques photos, bien sûr:



Tiens! J'les connais ces deux-là!




Personnellement je ne crois pas que marcher dans les rues avec des pancartes va changer grand-chose. Je ne prêche pas la violence mais il s'agit tout au plus d'une étape peu convaincante pour obtenir des résultats face au monstre du nucléaire militaire qui se cache derrière le nucléaire civil-énergie propre. S'agit juste d'un barreau dans l'échelle de l'escalade. Au mieux le conseil municipal de 7-Îles va réussir à repousser Terra Venture des limites de la ville mais reste que la Côte-Nord s'apprête à devenir le nouveau klondike de l'uranium. :-(
Anecdote:
En 2003 ou 2004 j'avais participé en tant que syndiqué des Métallos à la fermeture de la route 138 à la hauteur de Port-Cartier. L'anti-émeute avait débarqué en fin d'après-midi et nous avait repoussé afin d'ouvrir un passage pour que les véhicules paralysés sur plusieurs kilomètres puissent passer. Un camionneur, se sentant en sécurité avec le cordon d'habits bruns qui le séparait de nous, avait le corps à moitié sorti de la fenêtre de son poids lourd et nous criait des noms. Ah le con... X prit note de la compagnie de transport du con, prit son cellulaire et prépara un comité d'accueil pour le camionneur en plus d'envoyer 2 gars sur sa route.
Ben c'est ça qui est ça! Chu trop vieux pour rejouer c'te genre de game-là. Le jour où je jugerai leurs travaux d'exploration ou d'exploitation avancés au point de sentir ma santé en péril je déménagerai. Parce que c'est là qu'on est rendu en tant que société québécoise: des citoyens dépossédés de leur territoire par des industries avec la complicité de leur propre gouvernement et qui sont trop pissous ou trop engourdis pour réagir.

lundi 26 octobre 2009

Restant de photos (5)


Faisait un ciel de fin du monde quand le traversier accosta ce matin-là à Channel-Port-aux-Basques. Bienvenue sur l'île de Terre-Neuve me dis-je.
Quelques coups de pédales dans ce village de pêcheurs pour laisser s'éloigner le flot des voitures et camions libérés par le navire de Marine Atlantique, un café au Tim Horton (oui, oui il y en a un là-bas) pour me stimuler et en route sur la TCH number one north!
Aucun village sur des dizaines de kilomètres, une voiture qui passait aux 30 minutes et les Long Range Mountains qui s'étendront sur plus de 500 km le long de la côte ouest de Terre-Neuve. Tantôt collées sur la route, tantôt éloignées mais toujours présentes.
Et puis ce côté parfois désagréable de la solitude qui m'avait accompagné toute la journée...
Tiré de mon album Matapédia/St.Barbe en vélo
Photo prise le 7 juin 2009 sur la TCH entre Port-aux-Basques et Doyle.

samedi 24 octobre 2009

Le travail ne devrait jamais être une excuse pour oublier un anniversaire

N'empêche que peu s'en est fallu que j'oublie.... :-)
Le 24 octobre 2007 j'étais impressionné d'écrire ici.
Merci pour vos précieux premiers commentaires aux Zoreilles, É, Renart, Lise et Mister Mistral.
Si bilan il y a, je retiens de ces 500 et quelques textes, que j'ai écrit un peu de connerie et beaucoup sur des journées que j'ai passé en vélo. De ces rendez-vous presque quotidiens je retiens aussi que j'ai eu beaucoup de plaisir à lire tous ceux qui se sont retrouvés à un moment donné sur ma blogliste.
Voilà! Considérez ces sincères remerciements périmés et caducs après minuit ce soir et que j'ai bien l'intention de continuer à écrire un peu de connerie sur mon blog. Un peu...

lundi 19 octobre 2009

BIBI en VRAC

Je viens de terminer la lecture du livre Bibi de VLB. Beaucoup de citations, woué woué, Kafka, Artaud, beaucoup de mots pipi caca ou rapport au sexuel, beaucoup de whisky aussi et de la jument de la nuit, autant de lieux en Afrique surtout mais aussi Morial mort mais encore plus de répétitions me dis me disais
Être étudiant me dis me disais que j'aimerais étudier les oeuvres de VLB woué woué
À "....mes jambes sont fortes, mes gros mollets musclés font aussi un puissant cheval de moi, ça galope parmi les hautes herbes, les narines écartées, je hennis comme un bronco sauvage, puis me laisse choir sur la grosse roche qui surplombe la boisbouscache: me mettre nu, laisser le soleil me brûler les poils d'humanité, me masturber tandis qu'en bas, les reptiles sortent leur tête écailleuse de l'eau et attendent, gueule ouverte, le long jet de blanc-mange que mon sexuel va projeter sur eux..." (citation p.351)
me disais alors que ce reptile c'était moi-lecteur le blanc-mange ses mots son sexuel son imagination. Me demande donc si beaucoup d'écrivains ont cette vision de leur rapport écrivain-lecteur.
Bon, écrit de même mon interprétation peut vous paraître fucké mais bon....
J'ai vu des images aussi dans les mots de Bibi et entendu de la musique, et vous savez comment j'aime la musique alors quand j'ai lu cet extrait, de ma mémoire a surgi le clip de radiohead et le rappel de mes retours de l'école à la maison quand j'étais enfant et que j'en revenais l'imagination full agitée.
"...cours, cours vite, comme quand tu t'en retournais à la maison après l'école, que le rang rallonge de saint-jean-de-dieu flottait dans la pénombre sous les grands frênes, que l'orage s'ameutait au-dessus, cours, cours vite, tu portes tes grandes bottes d'aviateur, le froc en cuir d'aviateur, le casque et les grosses lunettes d'aviateur dont ton parrain, le gros pharmacien, t'as fait cadeau, cours vite, plus vite encore, fais des ailes de tes bras, envole-toi et deviens cet oiseau de feu qui va embraser le ciel jusque chez toi, sain et sauf tu atterriras devant la maison en même temps que le premier coup de tonnerre ébranlera le haut coteau des épinettes..." (citation p.592)
Finalement ses mots m'auront fait tripper. Je trouve l'ivresse là où je peux.


Rajout
Et puis tiens! Plaisir purement égoïste: je suis un fan de la gang d'Abingdon et puisqu'il est question dans Bibi de l'Afrique, de rites tribaux.... non s'agit pas de nègres de la vallée de l'Omo en Éthiopie:

samedi 17 octobre 2009

Chanson qui vieillit bien

Tirée de l'album Don juan's reckless daughter sorti en 1977.

jeudi 15 octobre 2009

Restant de photos (4)

De mauvais goût le café.


Tiré de mon album Matapédia/St.Barbe en vélo
Photo prise à Charlottown (Î.P.É)

mardi 13 octobre 2009

Y a pas de quoi fêter! *** (3)

Je me souviens
***
25 ans plus tard après l'annonce des résultats du référendum du 30 octobre 1995 j'étais abasourdi, sonné, groggy, consterné, attéré, abattu, accablé, bouleversé, renversé, terrassé, troublé... par ce rendez-vous manqué.

Les résultats par région et je suis particulièrement fier des 67% de ma région.

Tant qu'à moi,Parizeau avait raison: l'argent pis les votes ethniques ont fait la différence.

Y a pas de quoi fêter! *** (2)

Je me souviens
***
Il a fallu que le syndicaliste Michel Chartrand et le docteur Rock Banville soient au Salon du livre de la Côte-Nord pour que mon père y aille. C'était en 2000. J'avais acheté "Les dires d'un homme de parole" lui "La peau des autres". Quelques temps plus tard mon père m'offrait le livre du docteur Rock Banville. Celui-ci avait œuvré de nombreuses années à Sept-Iles et mon père le connaissait personnellement, comme en fait foi la page autographiée par le bon docteur:
À (mon père)Blais
Bons souvenirs
et Grosse Bise à
X (ma mère)
Rock Banville
2000-02-19

"....Un pays qui renferme ses artistes, ses poètes ou bedon qui les force à s'exiler, ça fait la Grèce des colonels, pis l'Espagne de Franco..."

Pis en passant Michel Chartand est né en 1916 ça fait que....

Y a pas de quoi fêter! *** (1)

Je me souviens!
***
Pourquoi les événements de l'époque sont-ils restés gravés dans ma mémoire d'adolescent ? Je n'en étais aucunement affecté personnellement. Je n'ai même pas vu l'ombre d'un pantalon kaki. J'habitais à mille kms de là et j'étais absorbé par ma propre révolte contre les adultes.

lundi 12 octobre 2009

Colon mais certainement pas colonisé le Bernie!

Comme Sandra j'aime le cinéma québécois. Un extrait de Bernie, Ti-Mine pis la gang

Comme dans un cauchemar de chasseur


photo de chasse d'un de mes beaux-frères

dimanche 11 octobre 2009

De l'écoute des Souverains Anonymes à la correspondance de Bonjour le monde

L'élément déclencheur de ce partage est le billet de Christian Mistral sur les Souverains Anonymes. Y a Mistral parolier.
J'ai entendu cette émission de radio (Souverains Anonymes) pour la première fois à Fermont dans les années 95-97. J'avais été agréablement surpris des sujets traités de même que des invités qui acceptaient de se rendre à ce pénitencier de Montréal pour discuter avec des détenus. Si je me rappelle bien, l'art y occupait une grande place.
À la même époque je cheminais dans les A.A et, sans faire la tournée des bars le gros livre dans les mains à tenter de convaincre les autres des méfaits de l'alcool, la pratique de la 12ième étape m'apparaissait essentielle à la sauvegarde de ma sobriété.
M'est bien arrivé en quelques occasions de quitter mon lieu de travail pour répondre à des demandes d'aide, de passer une soirée dans une chambre du clsc de Fermont à tenter de convaincre de la justesse de vivre un inconnu polytoxicomane relevant tant bien que mal d'une tentative de suicide mais le reste du temps cette 12 ième étape se traduisait par nos meetings hebdomadaires avec les mêmes 6-7 soûlons repentis du village!:-) J'avais l'impression d'avoir fait et refait le tour du jardin.
C'est en lisant la revue La Vigne AA que j'ai découvert un nouveau groupe qui fonctionnait comme les groupes réguliers sauf que les échanges se faisaient par correspondance et permettaient ainsi à des gens qui, pour différentes raisons, ne pouvaient assister aux réunions régulières. Ça s'appelait "Bonjour le monde".
De ces correspondances, j'en ai entretenu une qui à durer quelques années avec un détenu du pénitencier de Port-Cartier. Correspondance parfois lourde par le ressentiment dont il était souvent question dans les lettres que m'envoyait ce détenu.
Poursuivant mon implication dans le mouvement a.a, quand je suis redescendu à P-C je me suis inscrit à la liste de bénévoles du pénitencier dans le but de rencontrer ce détenu et continuer de faire du "meeting" avec lui. Pour cela je devais me soumettre à une enquête sur ma personne qui dura plusieurs semaines.
De mon côté, sans chercher à savoir ce qu'avait fait mon correspondant (d'ailleurs le sujet de notre correspondance était exclusivement lié à l'alcoolisme) j'apprenais que la majorité des détenus au pénitencier de mon village était des délinquants sexuels. Pour avoir repoussé les avances sexuelles d'un grand-oncle à l'âge où le mot "bander" avait une signification encore floue dans ma tête d'enfant, je me suis mis à douter du bien-fondé d'une telle rencontre avec un individu dont j'ignorais tout du passé. J'ai cessé mes démarches pour aller faire du bénévolat au "pen" et espacé mes échanges avec ce détenu. Voilà. J'ai fini par le condamner sur la base de mes préjugés sans savoir ce qu'il avait fait exactement pour se trouver là. J'ai fini par l'oublier. Jusqu'à ce billet de Mistral sur les Souverains Anonymes.
Y a des gestes posés par les hommes que je n'arriverais probablement jamais à pardonner, eussent-ils fait leur temps. La pédophilie en fait partie.

vendredi 9 octobre 2009

Le road trip du 15 septembre 1994


Peux plus entendre une toune de Nirvana sans y penser. Ce que j'en sais c'est que sa mère l'avait appelé plusieurs fois sans succès. Inquiète comme toute mère habitant en région dont son bébé, pardon, son fils, est parti étudier en ville, à Québec en l'occurrence. Inquiète parce que sans nouvelle depuis plus d'une semaine.
Pour le reste, il s'agit presque d'un fait divers: 3 jeunes fermontois retrouvés morts à Vancouver. Sauf que Stéphane, l'un d'eux, y gardait nos enfants du temps que je travaillais à Fermont. Que sa mère, nous la connaissions moi et ma femme.
Pour l'histoire googlez " 3 jeunes de Fermont se suicident " et ouvrez le cahier de l'élève.
Mes enfants sont aujourd'hui adultes. Je mentirais si je disais que je n'ai jamais envisagé le pire lors de certaines situations durant leur adolescence. Dieu merci....

jeudi 8 octobre 2009

Pourquoi je fais du cyclotourisme ?

Pour désapprendre.
La réponse m'a sautée dans face en lisant du VLB ce matin. Comme l'explique Bibi: "C'est ce à quoi les livres, quand ils en sont vraiment, doivent servir: nous délivrer de nos idées reçues, de l'exotisme dont elles sont parées, et nous rapprocher le plus possible de la vérité, que je dis."
J'aime le cyclotourisme pour désapprendre donc et me réconforter dans l'idée que mes besoins de base peuvent être comblés en dehors de la société de surconsommation sans en pâtir.
Sûr qu'au retour de ma sortie de près de 40 jours en vélo, au début de l'été, j'étais content de retrouver le confort de mon foyer. N'empêche que quelques semaines plus tard je repartais à vélo. Qu'aujourd'hui encore, je désapprendrais. :-)

mardi 6 octobre 2009

De la fuite dans les idées*

*Chasse et culture.... en continuité avec le billet précédent. Si j'me rappelle ben ça passait à tv avant le souper.

lundi 5 octobre 2009

63 1/2 pouces de panache

Je ne suis pas un chasseur mais je l'ai déjà été. Aux petits gibiers. La tête d'une bête abattue sur un capot de voiture me déplaît, sans plus. La chasse fait partie de ma culture. Je ne renie pas mes origines. Encore moins quand quelqu'un de ma parenté abat ce que les plus vieux du village disent être le plus gros orignal jamais abattu dans la région. Même que je partage sa fierté.

dimanche 4 octobre 2009

Restant de photos (3)

Cédez le passage.

Tiré de l'album Matapédia/Ste-Barbe en vélo.
Photo prise quelques part à Terre-Neuve le 13 juin 2009.

samedi 3 octobre 2009

Woody Guthrie 1912-1967

"Paske" sur le calendrier 2009 de Roule,Rosie,Roule! y a pas "jusse" des "chiffes" pis des jours d'écrit dessus! ;-)

vendredi 2 octobre 2009

Plogue pour Cyclo Nord-Sud

Parce que:
"Cyclo Nord-Sud recueille des vélos (pièces, outils et accessoires) inutilisés au Québec, pour les expédier aux communautés démunies des pays du Sud, où ils servent de moyen de transport et de gagne-pain, pour lutter contre la pauvreté."
Parce que l'organisme était dans ma région en fin de semaine passée.
Parce que plus de 140 vélos furent donnés.
Parce que pour moi, cela va de soit d'en parler sur mon blog.
Parce que c'est plus de 30,000 vélos envoyés dans les pays du sud depuis 10 ans. Sachant qu'outre l'utilisateur principal, de 5 à 10 personnes gravitant autour utiliseront à leur tour le vélo ça rend service à beaucoup de monde.